ITW : Me Patrick VILLEMIN, commissaire général du congrès des notaires 2012

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HJE : La transmission est un thème que vous connaissez parfaitement, puisque vous l’exercez au quotidien…

Me Patrick VILLEMIN : C’est un thème il est vrai juridique et technique, mais aussi plus vaste ; je dirais universel. Philippe POTENTIER, le président du congrès, en a une approche très philosophique (lire interview sur le site).

HJE : Avec votre équipe, vous êtes la cheville ouvrière locale de ce congrès…

P.V. : L’équipe locale est simple. Elle est composée d’un chargé de communication local, Me CABANES-GELLY, notaire à Montpellier. J’en suis le commissaire général, c’est-à-dire que je fais le lien entre Paris et Montpellier.

HJE : La dimension de ce congrès est impressionnante

P.V. : Près de 4 000 participants sont d’ores et déjà inscrits.Avec les invités et les professeurs de faculté et le monde juridique, les hauts fonctionnaires qui se déplacent de Bercy et du ministère de la Justice, mais également avec les magistrats, nous atteindront allègrement les 5 000 participants. Cette édition 2012 se situe dans les meilleures éditions du congrès du notariat français et certainement à la toute première place en termes de fréquentation. C’est certainement le plus gros congrès que le notariat ait jamais eu à organiser. Un succès sans doute dû à la position de Montpellier, qui est aujourd’hui une ville-phare. Mais aussi au thème, qui est, je le répète, universel. Et peut-être aussi par le changement politique et de gouvernement qu’observe notre pays. La nouvelle ministre de la Justice devrait y intervenir et annoncer peut-être quelques nouveautés, de nouvelles lois fiscales peut-être sur l’immobilier. Madame la Garde des Sceaux a confirmé sa venue. Elle ouvrira en principe le congrès le lundi 24 septembre, vers 10h00.

HJE : Le congrès débute un dimanche…

P.V. : Toujours… pour l’accueil des congressistes, dont certains viennent de loin. Ça leur permet de souffler avant le début des travaux. Le congrès a une dimension nationale, mais aussi internationale. Nous attendons 300 confrères étrangers qui viennent de Chine, de Russie, des pays de l’Est – puisqu’ils ont choisi notre notariat et souhaitent le mettre en place dans leur pays. Mais également des pays nordiques, d’Amérique latine, d’Europe bien sûr, avec également quelques confrères anglo-saxons.

HJE : Des confrères anglo-saxons qui s’intéressent au notariat de type latin ?

P.V. : Avec la crise des subprimes et la récession économique, ils voient d’un œil neuf les avantages de notre droit latin face à un notariat anglo-saxon disons plus libéral. Nous avons certes beaucoup plus de contraintes, un environnement plus dirigiste, avec plus de vérifications et de contrôles, mais on se rend compte finalement que c’est peut-être la bonne méthode. Le président Obama a même indiqué récemment qu’il fallait prendre exemple sur le notariat français pour essayer de trouver des solutions aux problèmes américains. Nous sommes ouverts, dont acte !

HJE : Que représente ce congrès en termes d’organisation ?

P.V. : Il y a bien sûr l’aspect notarial, mais aussi le côté événementiel. Nous accueillons plusieurs associations caritatives, et environ 150 exposants seront présents sur les 3 000 mÇ d’exposition. Nous y retrouverons les fournisseurs du notariat et leurs collaborateurs, soit pas loin de 1 000 personnes sur le site. Les notaires de l’Hérault seront mobilisés. Avec une nouveauté : nous avons étendu le congrès à la cour d’appel de Nîmes. Ainsi, quelques confrères du Gard seront aussi sur le champ. Ils accueilleront d’ailleurs la dernière soirée de cet événement qui en compte quatre ; elle sera organisée aux arènes de Nîmes. Nous avons tenu à associer la cour d’appel de Nîmes à ce congrès parce que, malheureusement, les infrastructures nécessaires pour accueillir un très grand congrès de ce type ne sont pas suffisantes dans le Gard ; et pour donner une dimension encore plus symbolique à cet événement. Le congrès de Montpellier ne se tiendra pas comme traditionnellement au Corum. Vu sa taille, il s’installera à la nouvelle Park&Suites Aréna. Un premier congrès national des notaires avait déjà été organisé à Montpellier en 2001. Pour cette édition, 1 800 chambres ont été réservées et on note à cette occasion lamontée en gamme de l’hôtellerie montpelliéraine, de la qualité, et sa capacité d’accueil grandissante.

HJE : Que retirez-vous personnellement de ce rôle de commissaire général du congrès ?

P.V. : Je dois dire que je suis particulièrement bien aidé par la secrétaire générale, Madame Elisabeth LAMBLIN, et que les prises de décisions par le président du congrès se font en totale harmonie, sur les bases des propositions faites à l’échelon local. Mon rôle est essentiellement de contribuer à la réussite de ce congrès en trouvant les bonnes formules, les bons partenaires au niveau de l’hôtellerie, des fournitures et des prestations assurées sur le congrès : les transports, les entreprises de l’événementiel qui nous accompagnent, les soirées… Il faut également que le commissaire général fasse que ce congrès ait une bonne image et, surtout, que la ville participe pleinement à son accueil. Mme MANDROUX et son chef de cabinet ont été particulièrement attentifs à la réussite de cet événement puisque la première soirée d’accueil – le dimanche soir – se fera à la nouvelle mairie, mise à disposition du notariat par Madame le maire et la ville de Montpellier. Il nous fallait trouver des lieux symboliques et magiques pour susciter l’intérêt des participants, et inviter l’ensemble de la profession notariale à visiter notre surprenante capitale régionale. Je pense qu’économiquement parlant, c’est une excellente chose pour Montpellier et la région.

HJE : Et côté budget ?

P.V. : Le budget ? Ce que je peux vous dire, c’est qu’il est financé en grande partie par les inscriptions et les subventions du conseil national supérieur du notariat ; mais aussi grâce à la région Languedoc-Roussillon – les produits Sud de France auront un stand dans l’enceinte du congrès – de l’agglomération de Montpellier et des villes de Montpellier et Nîmes (laquelle a mis à la disposition des organisateurs les arènes antiques). La location des stands des exposants permet de boucler le budget.

HJE : Concrètement, comment ce congrès va-t-il se dérouler ?

P.V. : La journée laissera place aux importants travaux des commissions aux ateliers et à l’information-échange entre les professionnels et l’équipe organisatrice, qui travaille depuis deux ans sur la thématique de la transmission. Le président POTENTIER a tenu à ce que le thème générique de la transmission se retrouve dans toutes les actions menées. Le premier soir portera sur la transmission au coeur de la cité, d’où notre présence dans la nouvelle mairie de Montpellier. Ce sera un moment important pour les congressistes. Ils pourront ainsi découvrir l’outil exceptionnel qui a été réalisé ici par les architectes Jean NOUVEL et François FONTES, et qui constitue un équipement digne des très grandes métropoles. La deuxième soirée aura pour thème la transmission au coeur de la musique. Elle sera organisée à l’Aréna. Lors d’un grand concert, cinq pianistes internationaux évoqueront l’histoire de la musique à travers les âges ; un concert de très grande qualité, dont le récitant sera un pensionnaire de la Comédie française. La troisième soirée sera organisée en partenariat avec la Caisse des dépôts. Cette soirée spéciale, à l’Abbaye de Valmagne, aura pour thème la transmission au coeur de l’histoire. Madame d’ALLAINES, propriétaire des lieux depuis plus de 150 ans, est la descendante de la famille de Turenne. La dernière soirée mettra la fête au coeur de la transmission dans le cadre unique des arènes de Nîmes. Le congrès prendra fin et ce sera le moment de se relâcher, de se détendre. Sont prévues des danses sevillanes, des chanteurs d’opéra, des guitaristes manouches… L’idée est de faire découvrir les richesses du folklore régional.

HJE : Vous attendez cette dernière soirée avec impatience…

P.V. : Cela fait deux ans que je travaille à ce congrès, avec pas mal d’allers-retours à Paris. Ce qui reste, et qui est remarquable, c’est cette équipe fort sympathique, qui compte des jeunes et des gens dévoués, disponibles, qui veulent que cet événement soit une réussite parfaite. Cela donne la foi et l’optimisme pour réussir cette opération inédite pour moi et dont je ne mesurais pas tout à fait l’ampleur de la tâche.

Propos recueillis par Daniel CROCI le 5 septembre 2012. Article publié dns l’hérault Juridique & economique du 13 septembre 2012. ABONNEMENT

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