Les perspectives 2017 de Steve AMAT, président des commissaires aux comptes de Montpellier

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Steve AMAT le 10 janvier dernier au siège de la Compagnie régionale. © HJE 2017, D. Croci

Il vient de prendre officiellement ses fonctions en ce début janvier 2017. Avec les 14 membres élus du conseil régional, il se fixe plusieurs ambitions pour les deux années de son mandat à venir : la transposition de la réforme européenne de l’audit, la poursuite de la numérisation des cabinets en région et une communication dynamique de la profession vers son environnement économique. Interview.

HJE : Le commissaire aux comptes est-il toujours un créateur de confiance ? Steve AMAT : « Oui, bien sûr, mais notre slogan professionnel  a évolué. Nous nous présentons désormais comme des  « accélérateurs de croissance ». Le commissaire aux comptes n’est pas seulement un contrôleur d’activité mais un professionnel qui peut aider l’entreprise à grandir.  Par sa connaissance de l’entreprise et le croisement des expériences au sein de sa clientèle, il aide les entreprises à  se structurer, à mettre en place des procédures pour optimiser la performance de l’activité. S’il n’a pas le droit de faire  du conseil, le commissaire aux comptes peut donner des avis sur les procédures mises en place. Les chefs d’entreprise  ne doivent pas hésiter à se servir des connaissances  et de l’expérience des commissaires aux comptes. » Quelles sont les priorités que vous avez fixées pour ce mandat ? « Je veux m’attaquer à trois enjeux principaux durant cette mandature. Le premier est la réforme européenne de l’audit et sa nécessaire adaptation dans nos cabinets. La période de décision politique entre instances nationales a duré six ans, avec des victoires et des déceptions pour le commissariat aux comptes français. Dans les deux ans à venir, il va falloir apprendre à se servir de cette réforme européenne au sein de nos cabinets. Des conventions de délégation liées à sa transposition dans le droit français doivent encore être signées avec le H3C – le Haut Conseil du Commissariat aux Comptes. C’est là où la profession peut encore influer. Le deuxième grand chantier porte sur l’accélération de l’entrée du commissaire aux comptes dans l’ère du numérique. La compagnie nationale y travaille, bien sûr. Elle vient par exemple de créer un outil qui s’appelle SmartFEC. Le FEC est le fichier des écritures comptables. Dans le cadre de contrôles fiscaux, les sociétés ont aujourd’hui l’obligation de...

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