Les professionnels du droit manifestent ce jeudi 15 février

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Photo : archives HJE.

Le Conseil national des barreaux a appelé tous les avocats de France à se joindre au mouvement des professions judiciaires ce jeudi 15 février à midi, sur les marches des palais de justice de France, pour réclamer un meilleur accès à la justice et marquer l’inquiétude de la profession quant aux réformes en cours sur l’organisation territoriale des juridictions. A Montpellier et Béziers, les avocats seront rejoints par les syndicats de magistrats, greffiers et le notariat…

Les 5 rapports sur les chantiers de la Justice souhaités par la Chancellerie, dont une réforme du réseau judiciaire, ont été rendus publics récemment. L’Hérault Juridique & Economique a publié l’interview du bâtonnier du barreau de Montpellier Bernard Béral puis les interventions du bâtonnier du barreau de Béziers, Eric Guilhabert, et du président du TGI de Béziers, Luc Barbier, faisant part de leurs interrogations et d’une inquiétude grandissante… qui pouvaient laisser place à une mobilisation. Le maire de Montpellier et président de la Métropole a également donné une conférence de presse relative aux interrogations pesant sur le futur rôle de la cour d’appel de Montpellier. Il reste que la dernière carte judiciaire – portée alors par la garde des Sceaux Rachida Dati – est encore bien présente dans toutes les têtes, et que les plaies issues de la fusion-disparition de plusieurs entités juridictionnelles ne sont pas encore cicatrisées.

Le ministère de la Justice évoque pour sa part de simples rapports issus de la concertation, qui ne présentent que des propositions en vue de la rédaction des futures réformes liées à 5 grands chantiers de la Justice.

Pour Christiane Féral-Schuhl, la nouvelle présidente du CNB : « les avocats ont raison d’être inquiets et en colère. Les réelles intentions du gouvernement sur l’avenir du maillage des juridictions n’ont pas été dévoilées. Il faut que le gouvernement joue cartes sur table. Nous demandons de la transparence, de la concertation et le respect des intérêts du justiciable, ainsi qu’un engagement ferme de l’Etat sur les moyens mis à la disposition des juridictions. Nous ne voulons pas d’une réforme de la carte judiciaire pilotée par des comptables, selon des critères purement budgétaires ». Des mots qui en disent long sur la détermination des acteurs de la Justice.

 

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