Des propositions pour favoriser l’avenir de la profession d’avocat

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Le groupe de travail sur l’avenir de la profession d’avocat a remis début février son rapport au garde des Sceaux. Parmi ses nombreuses propositions, il préconise un plan national pour les cliniques juridiques et la création du statut de l’avocat en entreprise.

«Excellence, agilité et innovation, mobilité, être heureux…» Remis le 2 février 2017 au ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, le rapport sur «L’avenir de la profession d’avocat» est ambitieux dans ses objectifs et dense (138 pages). Il résulte d’une mission confiée par le garde des Sceaux, en octobre 2016, à l’avocat Kami Haeri, qui a constitué un groupe de travail avec trois autres avocats. Après 130 auditions d’avocats et d’experts, le groupe de travail formule de nombreuses propositions. Pour favoriser l’excellence dans la formation, il n’hésite pas à rentrer dans le détail. Il lui semble essentiel d’informer les étudiants sur les réalités de l’exercice du métier d’avocat. Pour ce faire, le groupe de travail préconise la mise en œuvre par la profession d’un plan national de sensibilisation, afin de les éclairer sur leurs futurs choix de parcours. L’enseignement dans les CRFPA (Centres régionaux de formation professionnelle des avocats) n’est pas non plus oublié. Afin que l’élève avocat comprenne mieux le monde dans lequel il vit, la mission encourage la mise en place de cours dédiés aux «humanités» : économie, sciences politiques, histoire contemporaine, géopolitique et sociologie. Autres propositions fortes : supprimer les enseignements en amphithéâtre dans les CRFPA et imposer l’enseignement en groupes limités à 35 personnes. Un plan national pour les cliniques juridiques Le groupe de travail croit beaucoup aux cliniques juridiques, qui permettent aux étudiants de se former par une expérience pratique. Il estime indispensable d’investir dans ces cliniques. C’est pourquoi il souhaite la mise en place d’un plan national les concernant. Et l’enseignement par un avocat au sein d’une clinique juridique (universités, préfectures, etc.) serait éligible à la formation continue. Dans son rapport, le groupe de travail veut renforcer les efforts en matière de formation continue. Il préconise par exemple que quatre heures sur les vingt heures annuelles soient...

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