Questions à Lise Damelet, référente dans la création d’incubateurs de barreaux

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L’avocate, qui a cofondé en pionnière celui de Paris en 2014, devenu depuis un incubateur physique, poursuit son oeuvre en développant le réseau national des incubateurs des barreaux (RNIB) dont tout récemment celui de Montpellier.

En relation avec Me Mélanie Parnot (voir l’interview), la présidente de l’IdBM Montpellier, et le Bâtonnier Bernard Béral (voir l’interview), elle suit de près la création de l’Incubateur du barreau de Montpellier, et devait être présente le 12 octobre à l’occasion du colloque inaugural de l’IdBM Montpellier. Questions à Lise Damelet…

HJE : Quatre ans après son lancement, quel bilan tirez-vous de la création de l’incubateur du Barreau de Paris ?

Lise Damelet : « Notre projet a pris de l’ampleur. La dernière conférence donnée au Palais de la Bourse a accueilli 500 personnes. Nous avons également fait évoluer les prix de l’innovation en ouvrant le vote à l’ensemble des avocats du Barreau de Paris. Il intervient de manière électronique en même temps que les élections ordinales et pour le bâtonnat. Ce qui permet à la fois de faire connaître ces projets à l’ensemble de la profession et d’induire des effets de synergie.»

Lire également l’article : Lise Damelet, référente Incubateur des Barreaux 

Quelles sont les évolutions marquantes ?

« Au départ accélérateur de projets, nous nous rapprochons désormais du format incubateur. Nous avons lancé le programme physique d’incubation. Depuis janvier 2018, l’incubateur est hébergé dans les locaux de notre école de formation des avocats. Une centaine de mètres carrés sont dédiés à cet effet ; ceci avant de disposer de nouveaux locaux dans la Maison des Avocats du nouveau Palais de Justice. Aujourd’hui, après appel d’offres, nos partenaires prestataires privés et avocats accompagnent pendant une année quatre Legal Tech portées au moins à 51% du capital par des avocats. Il s’agit d’un programme global d’incubation et de perfectionnement réalisé par des experts du numérique, financiers, économiques, etc. Ils proposent du coaching, des ateliers et des présentations inspirantes. Ces jeunes pousses évoluent aux côtés des meilleurs experts de l’écosystème d’innovation juridique et judiciaire. Pour l’instant, 4 projets sont accueillis chaque année, mais cela ne veut pas dire que l’on s’arrêtera à quatre. L’objectif est de monter une vraie pépinière de Legal Tech portées par de jeunes talents ».

Où en est le réseau national des IdB ?

« Dans la foulée de la création de l’IdB Paris, nous avons eu des contacts avec les Barreaux de Province, Marseille d’abord qui s’est lancé fin 2016, Lyon…

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