UNGE, Simon Bazalgette : « Les géomètres-experts vendent de la compétence technique et juridique »

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Quelques jours après les Rencontres régionales de l’Union nationale des Géomètres-Experts d’Occitanie, Simon Bazalgette, président régional du syndicat patronal, a répondu aux questions de la rédaction de l’HJE. Il a évoqué le plan de relance, les contraintes du ZAN, ainsi que les perspectives et les projets de la profession de géomètre-expert…

En préambule, combien y a-t-il de géomètres-experts en Occitanie et en France ? Et combien votre syndicat patronal compte-t-il d’adhérents en Occitanie et en France ?

« Au niveau national, il y a environ 1.800 géomètres experts regroupés dans environ 1.200 cabinets de géomètres-experts. Une centaine de géomètres-experts sont installés en Occitanie, dont environ 60 cabinets adhérents de l’UNGE.  Sur le plan national comme sur le plan régional, 65 % des cabinets sont adhérents à notre organisation patronale. Nous constatons globalement une très grande adhésion
de la profession à notre syndicat. »

Quelles sont les parts respectives du secteur public et du secteur privé dans votre activité ?

« La part du secteur public diminue de manière continue depuis quarante ou cinquante ans. Maintenant, elle s’élève entre 20 et 30 % en fonction des cabinets. Le reste de notre activité provient du secteur privé. 70 % de l’activité du géomètre-expert est en libre concurrence. Nous sommes en concurrence entre nous pour le bornage. Et en concurrence avec d’autres professions sur 70 % de notre chiffre d’affaires. »



En quelques mots, comment les cabinets de géomètres-experts ont-ils vécu le confinement, et comment vivent-ils cette crise sanitaire ?

« Moralement, c’est difficile pour tout le monde. En premier lieu pour les patrons géomètres-experts, qui ont subi ce confinement et l’inquiétude liée à la réduction ou à la perte d’activité. Ils sont confrontés à l’inconnu, car personne ne sait de quoi demain sera fait. Et en second lieu pour les salariés, qui se sont retrouvés en chômage technique, en télétravail ou en garde d’enfants, et qui ont subi une réduction de leur activité. Cette réduction d’activité a été suivie d’un surcroît d’activité après le déconfinement, et encore maintenant, ce qui occasionne beaucoup de pression pour satisfaire nos clients, très exigeants. Et certains parmi nos équipes ont sans doute été affectés personnellement par la pandémie.

Economiquement, il y a eu des pertes de chiffre d’affaires pendant le confinement, mais le fait que l’activité ait très bien repris nous permet d’espérer finir à l’équilibre en fin d’année. Nous avons tous des inquiétudes sur la suite. Notre profession et toutes les professions qui nous sont proches (promoteurs, aménageurs…) mettent un gros point d’interrogation sur le 1er semestre 2021 et sur l’année 2021 dans son ensemble. Or, dans l’immobilier, tout est basé sur la confiance.



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