Masques pour le grand public : le modèle de l’Afnor téléchargé plus de 500 000 fois

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Le groupe associatif AFNOR a publié le 27 mars dernier un modèle de masque, dit masque barrière, à ce jour téléchargé plus de 500 000 fois tant en France qu’à l’étranger. Suite à l’allocution du président de la République du 13 avril, chaque personne est désormais appelée à se procurer un masque et à bien l’utiliser et de manière durable.

La population doit être accompagnée dans cette démarche, estime l’Afnor, qui promeut la démarche citoyenne engagée de montissumasque.com. Le professeur Bertand Dautzenberg, à l’initiative de cette opération, en explique les enjeux, en vidéo : 

 

Comment fabriquer son masque ? Téléchargez le modèle du professeur Bertand Dautzenberg

Le modèle proposé est téléchargeable sur le site dédié montissumasque.com à l’adresse : http://montissumasque.com/fabriquer-son-masque/. Le site propose également de nombreux conseils de confection, d’utilisation, de nettoyage des masques barrières.


Quel masque, comment le porter, quelles précautions ?

Les conseils du professeur Bertand Dautzenberg : 

• Un masque en tissu est utile pour quelqu’un qui a le coronavirus et n’est pas hospitalisé.

En l’absence de masque chirurgical, le masque en tissu réduit le risque dans les 2 sens : il réduit les émissions de postillons et de virus dans l’entourage d’une personne qui le porte alors qu’il est malade et protège aussi une personne saine qui est proche d’un malade au domicile ou dans d’autres lieux. Le malade et les personnes qui l’entourent doivent porter un masque : les masques en tissu font l’affaire (en date du 10 avril 2020).

• Un masque en tissu (tissumasque) ne peut être gardé toute la journée sans être changé.

Tout masque qui est retiré de la figure doit être changé. Il est difficile de rester 12 heures sans manger, sans boire, sans prendre de médicaments, sans fumer ou vapoter. Au bout de 4 heures maximum on change son masque et on en remet un propre : si l’on est 12 heures par jour hors de chez soi, il faut au minimum 3 masques ! Donc, il est prudent de prévoir 6 masques par journée hors du domicile pour s’assurer d’être confortablement protégé (en date du 10 avril 2020).

• Avec un bon masque, on doit connaître une certaine gêne à l’effort.

Avec un tissumasque, il ne faut pas (ou très peu) être gêné quand on respire au repos. Une gêne importante signifie que le masque ne laisse pas assez passer l’air, le gaz carbonique est piégé dans le masque, l’oxygène circule avec difficulté et il existe un risque d’hypoxie. A l’inverse, si l’on n’est pas gêné en faisant un effort important, il faut suspecter que le pouvoir filtrant du masque soit faible. En conclusion, un bon masque doit gêner un peu mais pas trop (en date du 10 avril 2020).

• Comment mettre et enlever un tissumasque quand on porte des lunettes ?

Pour mettre un masque si l’on porte des lunettes il faut les poser, se laver les mains, poser le masque, bien ajuster le masque en particulier au nez, puis remettre ses lunettes. Pour enlever son masque on va enlever ses lunettes, prendre le masque par les côtés pour l’éloigner du visage, l’enlever et mettre le masque potentiellement souillé dans un sac (en papier, en plastique ou en tissu), une boîte à couvercle ou ce que vous inventerez, avant de le mettre à laver.

• De combien de masques doit disposer chaque Français pour être efficace contre le Covid ?

Pour le moment il faut que toutes les possibilités de fabrication de tissumasques, que ce soit à la maison, à très petite échelle, à moyenne échelle, en réseau ou en usine soient poussées au maximum pour la longue période de sortie du confinement. Le calcul est simple : il faut en moyenne 5 masques par jour (il faut le changer à chaque fois que l’on boit ou que l’on mange). Ces masques doivent être lavés car ils perdent plus ou moins vite leurs qualités après en moyenne 10 lavages (5 à 30 selon les tissus). Il faut dans l’idéal 50 masques par Français et par mois, soit 3 milliards par mois actuellement. Et si l’on en faisait trop, certains pays seraient ravis qu’on les leur exporte. Dans quelques mois, les masques en tissu pour se couvrir seront vendus dans les épiceries, supermarchés, stations-essence et tous les endroits où sont vendus des préservatifs. Dans les deux cas, ils répondent au slogan : « Sortez couverts » (information en date du 10 avril 2020).

• Faudra-t-il sanctionner l’absence de port de masque ?

Fin février, en une semaine, les Francais ont arrêté de se serrer la main et de se faire des bises. Cela a été fait avec beaucoup de pédagogie à l’aide des réseaux sociaux et des médias. Il doit en être de même pour les masques. Il faut que chacun sache que le déconfinement se fera avec un masque. Plus les gens auront en amont confectionné ou acquis leurs masques, ou auront acquis l’expérience de la pose, de la dépose et de l’entretien, moins le risque de reprise sera fort. La norme sociale doit évoluer et, comme en Asie ,progressivement devenir la règle. Mais la répression ne sera jamais une solution. On n’a jamais mis un procès-verbal pour deux personnes qui se seraient la main. On ne devrait pas mettre de PV pour une personne non masquée.

(Source montissumasque.com)


Pour + d’infos, voir le site masques barrières de l’Afnor. https://masques-barrieres.afnor.org/


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