Consensus institutionnel autour du projet de Campus Montpellier Business School

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Credit : Daniel Croci, HJE 2017

FUTUR CAMPUS MONTPELLIER BUSINESS SCHOOL (MBS). Le projet a été lancé il y a quelques années déjà. Il doit prendre place au coeur du quartier Cambacérès (ex-Mogère) où sera installé le Totem – hôtel d’entreprises du numérique de la Métropole – à côté de la nouvelle gare LGV.

Sur plus de 28 000 m2, le nouveau site, non encore officiellement choisi, accueillera, outre la future MBS, le centre Sud Formation, l’antenne locale de la CCI Occitanie et le futur siège de la CCI Hérault (dont la réalisation sera autofinancée).

90 M€ d’investissements

L’investissement global prévisionnel se situe entre 90 et 95 millions d’euros. Ce projet est porté depuis plusieurs années par l’ex-CCI de Montpellier, devenue CCI Hérault en janvier dernier. Un montant dont il faudra déduire la vente du site du campus actuel, situé à Alco. Celui-ci est inadapté face à un contexte de concurrence mondialisée entre les grandes écoles d’enseignement supérieur et de commerce. Avec ce nouvel équipement, la MBS, qui fêtera ses 120 ans d’existence en septembre prochain, vise son entrée dans le Top 15 des grands campus français et dans le Top 50 mondial.

Consensus général

Lundi 26 juin 2017, sous l’impulsion d’André Deljarry, président de la CCI Hérault, les partenaires sollicités pour l’émergence financière de ce projet ont visité le campus d’Alco, en présence du préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel, représentant bien sûr l’Etat. Toutes les collectivités et organismes étaient présents : la Région Occitanie, par l’intermédiaire de la conseillère régionale Marie-Thérèse Mercier ; la CCI Occitanie, dont le président, Alain Di Crescenzo, avait fait spécialement le déplacement depuis Toulouse ; et différents organismes syndicaux patronaux et professionnels… Non représentées mais excusées, la Métropole et la Ville de Montpellier sont également intéressées par la bonne réalisation de ce projet, a indiqué le président André Deljarry. Jean-Christophe Arguillère, président de l’association Groupe Sup de Co Montpellier (MBS), et Didier Jourdan, le directeur de l’école de management et commerce, ont présenté les atouts du campus et les contours du projet de nouvelle implantation.

200 M€ de retombées économiques

L’argument phare pour justifier cet investissement vital pour l’avenir de la structure est sonnant et trébuchant. La MBS apporte chaque année à l’économie territoriale quelque 139 millions d’euros de retombées économiques pour la métropole de Montpellier (160 M€ sur l’ensemble de la région). Une évaluation actualisée de ces retombées sera annoncée en septembre prochain. 200 M€ de retombées économiques ont été avancés. L’autre atout d’importance revêt un caractère plus humain : 144 partenariats internationaux, 300 emplois, 3 300 étudiants en cours de formation, dont 600 venus de l’étranger et 26 % des élèves venus d’horizons modestes grâce à la mise en avant de l’apprentissage au sein de la MBS, qui a également créé une antenne à Dakar avec un succès certain. La MBS se veut ouverte à tous, même si, pour des questions de viabilité et de pérennité, Didier Jourdan a évoqué l’augmentation des droits d’entrée pour certains étudiants étrangers aux CSP élevées.

« Il y a urgence»

Le directeur de MBS a également souligné l’urgence de finaliser le projet de nouvelle implantation. En effet, la Chine et l’Inde procèdent à des investissements très importants pour élever les standards de leurs grandes écoles. En France même, Bordeaux (et son campus Kedge), Rennes, Nancy (ICN), Reims (avec son campus Neoma), Strasbourg et Troyes – sans parler de l’IESEG, le campus La Défense – ont déjà lancé leur montée en gamme et investissent – ou vont le faire – dans des équipements modernes,
adaptés à l’enseignement du XXIe siècle.

Finalisation d’un plan de financement

« Cent-vingt ans, c’est tout sauf du hasard ». Par ces mots, le président de la CCI Occitanie, Alain Di Crescenzo, a résumé à la fois la pertinence et la nécessité du projet d’installation à Cambacérès. « Cela confirme la qualité de notre enseignement et que la stratégie développée – extrêmement offensive dans un monde complexe – conforte la volonté de dispenser un savoir-faire et un savoir-être propres à cet établissement, qui défend l’intégrité des chances et la création d’emplois. » Didier Jourdan a indiqué que 79 % des étudiants de la MBS avaient été recrutés un mois seulement après l’obtention de leur diplôme et 93 % dans les trois mois, 2 à 3 % des étudiants souhaitant poursuivre leurs études. Venu découvrir le fonctionnement d’une MBS « ouverte au vent du large et à l’international », le préfet Pouëssel a indiqué : « Pour MBS, il faut envisager son avenir, ce que vous faites, au coeur d’un écosystème universitaire montpelliérain d’excellence. S’agissant de l’Etat, soyez assurés de notre volonté de faciliter, auprès des partenaires locaux, la finalisation d’un plan de financement pour un équipement éminemment structurant ».

 

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