Tiers-Lieux Montpellier : Sébastien Paule, l’interview

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Questions à Sébastien Paule, gérant d’illusion & macadam porteur du projet de Tiers-Lieux de Montpellier.

Quel sera le statut juridique de votre Tiers-Lieux ? S. Paule : « Il n’existe pas de statut juridique spécifique. Un Tiers-Lieux s’apparente à une pépinière qui va regrouper – en l’occurrence, ici – des structures culturelles. Les Tiers-Lieux qui se développent en France le sont pour la plupart sous statut associatif-coopératif ou sous statuts d’économie classique, de type SARL. Mais il n’y a aucun statut privilégié. A Montpellier, nous avons opté pour un statut qui est plutôt lié aux partenaires et aux investisseurs que l’on réunit autour du projet. Le choix que l’on va faire, en bonne entente et en accord avec eux, est celui d’une société coopérative d’intérêt collectif, une SIC qui est à la fois société commerciale et société coopérative. Avec ce statut, il ne peut y avoir de plus-value dégagée. Ceux qui investissent dans ce projet le font pour le projet, son impact et l’aventure qu’il représente, plus que pour une question financière. » Quel est le budget pour la création de ce Tiers-Lieux ? « L’investissement sera de 1,9 M€ pour les travaux et les aménagements. Le budget annuel de fonctionnement du lieu oscillera entre 300 000 et 400 000 euros. Deux salariés seront dédiés au fonctionnement de cet espace. Des partenaires vont également donner ou partager du temps. » Quelle sera la durée de votre implication ? « Onze ans et demi. Notre structure est chargée d’aller chercher les financements et de les rembourser. Nous sommes donc concepteurs et gestionnaires du futur Tiers-Lieux. » Il existe plusieurs Tiers-Lieux en France. Lequel vous a particulièrement inspiré ? « Evidemment les grands voisins de Paris, situés dans un ancien hôpital, en plein centre du 14e arrondissement. Il y a aussi le projet Darwin à Bordeaux. Et des initiatives plus anciennes comme à Dijon, un pôle d’entreprises...

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