Michaël Delafosse, la grande interview 1/5 : « Economie, écologie et urbanisme : de nouveaux chemins sont possibles »

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Virginie Moreau, HJE 2020

Le maire de Montpellier et président de la Métropole a accordé à l'Hérault Juridique, une grande interview. Véritable déclaration de politique générale pour le mandat à venir, il aborde avec l'HJE, les questions de l'emploi, de l'économie, de l'urbanisme et de l'écologie. Dans cette première partie, une vision et un engagement systémiques au filtre de l'écologie…

Le 25 août, le maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse, a reçu la rédaction de l’HJE dans son bureau, à la mairie. Il a évoqué le soutien à l’emploi, à l’économie locale et aux commerces, la transition écologique – notamment en lien avec les entreprises – et les évolutions à venir en matière d’urbanisme… « Montpellier est une métropole où l’avenir s’invente », nous dit le maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. Cette interview est parue dans son intégralité dans notre édition print du jeudi 3 septembre 2020.

Interview par Virginie MOREAU  vmoreau@gmail.com

HJE : Où en sont vos promesses de campagne ?

Michaël Delafosse : «En tant que maire de Montpellier et président de la Métropole, ma feuille de route, c’est mon programme électoral. J’ai mis en oeuvre en moins de six semaines mes premières promesses de campagne : j’ai quitté le conseil départemental pour qu’il n’y ait pas cumul de mandats, j’ai baissé de 5 % les indemnités des élus, j’ai dialogué avec des personnes de convictions politiques différentes, j’ai instauré la gratuité du tram le week-end (lire notre article) et le ticket de cantine à 50 centimes pour les familles les plus modestes. Je tiens et tiendrai mes promesses et je garderai le même rythme rapide. Pour Montpellier, il faut aller vite. Je veux restaurer la confiance dans la parole des politiques. »



« C’est aussi pour restaurer la confiance que j’ai recruté dans mon équipe des gens qui ont su dénoncer la corruption dans leurs précédentes fonctions. C’est un sujet primordial. Je veux délivrer un message de confiance en l’avenir, pour ceux qui créent, pour ceux qui sont dans le respect des autres. Je serai attentif aux critiques honnêtes et objectives, mais imperméable aux critiques malveillantes. Il y a trop de conflits dans le monde pour qu’il y en ait à Montpellier.

C’est très clair, le mandat que j’ai reçu des Montpelliérains est de faire entrer Montpellier dans la transition écologique et solidaire : transport, alimentation, acte de bâtir…»

« Je suis convaincu que le plus beau reste encore à faire… »

Votre engagement inspire les artistes, comme en témoigne l’oeuvre de la street artiste Crying Sailor. Comment le vivez-vous ?

Michaël Delafosse : «J’en suis surpris et ému, surtout que j’ai fait une campagne austère, humble, sans coups d’éclat. Je me suis montré au public tel que je suis. L’autre jour, j’ai même surpris des gamins en train de taguer sur un mur ‘Vive Delafosse et les trams gratuits’ ! Quand j’ai vu l’oeuvre Hope de Crying Sailor, j’ai été très touché et ému. D’abord parce que j’aime le street art ; je considère qu’il a sa place dans la ville. J’avais d’ailleurs souhaité que le MOCO lui soit dédié, mais mon prédécesseur en a décidé autrement. Et parce qu’être comparé à Barack Obama, qui a mis fin à la guerre en Irak et instauré l’Obama Care, ce n’est pas rien. L’artiste urbain Al a offert à la ville une oeuvre représentant un enfant, donc l’espoir, également.



L’adhésion des Montpelliérains à mon action me confère une immense responsabilité : la responsabilité de tenir mes engagements. Mais il n’y a pas que moi. L’espoir du mot Hope, c’est l’espoir pour Montpellier. Montpellier doit dire collectivement au monde qu’il y a de l’espoir. Je suis honoré d’être un maire qui incarne l’espoir en portant haut et fort les valeurs de solidarité et de meilleur rapport à la nature pour contrer le changement climatique.

J’ai espoir en chacun de nous. Je crois aux forces de la création, qu’elles soient entrepreneuriales, artistiques, de la recherche ou citoyennes. J’ai beaucoup de respect pour les personnes exerçant des métiers qui font la société, comme les boulangers, les pâtissiers, les chercheurs, les artistes, les personnes qui nettoient nos rues…

Je crois aussi aux fonctions qui font autorité. Ce sont nos repères : les médecins, les soignants, les enseignants… Je suis convaincu que le plus beau reste encore à faire…»



Suite de la grande interview de Michaël Delafosse

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans notre édition print de ce jeudi 3 septembre 2020 – DISPONIBLE EN LIGNE – ABONNEMENT

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