Nicolas Hulot : une feuille de route pour la ressource « Eau »

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Nicolas Hulot et Stéphane Travert ont présenté ce mercredi 9 août 2017, les actions pour une meilleure gestion de la ressource en eau en période de sécheresse.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire et le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sont intervenus en Conseil des ministres. Leurs axes d’actions portent sur la gestion quantitative de l’eau en période de sécheresse. Le Gouvernement veut apporter des solutions pour résorber durablement les situations de tension hydrique. Il souhaite associer pleinement les territoires à la politique de gestion de l’eau. Pour Nicolas Hulot, l’eau fait partie de notre patrimoine commun.

Le ministre de la Transition écologique estime que la situation exceptionnelle de cet été pourrait devenir commune à partir de 2050. Ceci, bien sûr, en raison du dérèglement climatique. Il ne s’agit donc plus de seulement préconiser des mesures de restriction d’usages en périodes de crise. Pour Nicolas Hulot, la politique de gestion de l’eau doit prendre en compte les changements de long terme. Il s’agit de préserver durablement les ressources naturelles, notamment pendant la saison des basses eaux.

Les actions concrètes présentées par les deux ministres, intègrent deux objectifs. Le premier est d’encourager la sobriété des usages. Il s’agit de réguler en amont la ressource, grâce notamment à l’innovation. Le second challenge entend faire émerger des solutions adaptées aux besoins et aux contextes locaux. Et ce, au sein de l’ensemble des territoires.

Encourager la sobriété des usages et l’innovation

Les actions pour «encourager la sobriété des usages et l’innovation» :

– engager les citoyens, les entreprises ainsi que les administrations et les services publics dans des démarches d’économies d’eau. Ceci grâce notamment à des campagnes de  proximité de sensibilisation et de communication, tout au long de l’année ;

– poursuivre les investissements avec les collectivités pour accentuer la maintenance des réseaux.  L’objectif est de réduire au maximum les fuites dans les canalisations. Mais aussi de favoriser la réutilisation des eaux usées traitées, quand cela est pertinent ;

– développer une agriculture plus économe en eau et multi-performante, notamment grâce au choix des assolements ; progresser encore, via l’innovation, dans l’efficience de l’irrigation. Par exemple par la réduction des pertes dans les réseaux, le pilotage, la sélection génétique. Mais aussi par la mise en place de stratégies des cycles culturaux ;

– réaliser, là où c’est utile et durable, des projets de stockage hivernal de l’eau afin d’éviter les prélèvements en période sèche, lorsque l’eau est rare ;

– soutenir et valoriser la recherche et le développement de nouvelles solutions dans nos différents organismes scientifiques ainsi que dans les pôles de compétitivité hydrique (DREAM en Centre Val-de-Loire, Pôle EAU en Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur et HYDREOS dans le Grand est).

Une cellule d’expertise opérationnelle d’ici le 31 octobre

Faire émerger des solutions locales adaptées dans l’ensemble des territoires

Les actions pour « faire émerger des solutions locales adaptées dans l’ensemble des territoires » :

– après celui de 2011/2016, élaborer un deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique d’ici fin 2017 pour mieux adapter les actions aux conséquences locales du changement climatique ;

– soutenir le déploiement du plan d’actions « eau et assainissement » en outre-mer ;

– accompagner les collectivités locales compétentes dans le domaine de la préservation de l’eau et des milieux aquatiques, notamment via les Agences de l’eau ;

– mobiliser les préfets coordonnateurs de bassin pour dynamiser les projets de territoires, qui permettent une concertation, avec l’ensemble des partenaires, sur les besoins locaux en eau.

– mettre en place une cellule d’expertise afin de dénouer les éventuelles difficultés rencontrées dans la gestion de la ressource en eau en agriculture. Cette cellule sera placée sous l’autorité conjointe des ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Agriculture et de l’Alimentation. D’ici le 31 octobre, la cellule d’expertise examinera les cas de tous les projets de territoires en cours pour voir s’il est possible d’accélérer leur réalisation, et rendra compte aux ministres des conséquences à tirer de cet exercice.

(Source : ministère de la Transition écologique / DC)

 

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