Nîmes : premières esquisses du futur parc urbain Jacques-Chirac

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Le futur parc urbain, situé sur les anciennes pépinières Pichon, représente le dernier maillon de la Diagonale Verte de Nîmes. Le projet, conçu par l’Atelier Lieux et Paysages, nécessitera un budget de 10 millions d’euros pour aménager et mettre en valeur les 14,5 hectares d’espace vert reliés au centre historique, à la gare SNCF et aux quartiers sud de la ville.

L’Atelier Lieux et Paysages retenu. Faisant suite à une large concertation, la Ville a défini un cahier des charges et a organisé un concours de maîtrise d’œuvre pour la réalisation du futur parc. Réuni fin janvier, le jury a sélectionné le projet de cet atelier pour « son programme paysager, fonctionnel, environnemental et social en adéquation avec les axes forts attendus par la Ville ».

14,5 hectares. La Ville prévoit un budget de 10 millions d’euros pour aménager et mettre en valeur ces 14,5 hectares d’espace vert. « Les connexions au parc prennent en compte les quartiers d’habitat limitrophes et l’usage du site par les résidents, en proposant notamment plusieurs accès transversaux. L’immersion dans cette grande coulée verte conduit de la ville antique à son terroir fertile, en suivant la rivière originelle », est-il précisé.

Via Viridis Veritas. Le traitement paysager des abords de la Via Viridis Veritas (voie verte réelle), fil conducteur du parc, s’associe à la création de jardins thématiques. Les masses végétales existantes seront maintenues et enrichies pour créer des pôles de fraîcheur. La valorisation du végétal s’appuiera sur l’histoire et la spécificité du site.

Energie positive. Pensé comme un parc à énergie positive, seront associés un éclairage Led, l’installation de deux stations de forage/pompage alimentées électriquement par des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes, l’utilisation de revêtements drainants et murs en gabions issus du réemploi des matériaux trouvés sur place.

Promenades multiples. Le parc proposera des parcours de promenades multiples. Il alternera de grandes clairières tout en conservant les arbres existants épars de l’ex-pépinière, alternant des « parcelles jardins » et des zones sportives. La pépinière en mouvement est le nom donné à une parcelle active et productive. Elle sera semée de plantes séricicoles (vers à soie) et des plantes papetières utilisées ensuite, lors d’ateliers de fabrication artisanale de papier. La pépinière comportera également 2 terrains de pétanque, 1 espace physio pour les seniors avec une dizaine d’agrès, des tables de pique-nique et un espace de street workout (agréés sportifs pour adultes).



Le parvis Natoire. Le point de départ de la Via sera marqué par le parvis Natoire, vaste parvis structuré par des alignements d’arbres existants conservés et la création d’îles végétales en lien avec le triangle de la gare. Le bâtiment nord sera investi d’un hôtel restaurant.

Serres, jardin potager et coworking. Les cultures des serres seront en lien avec celles du jardin potager. Didactique, ce jardin est envisagé comme « un dictionnaire vivant des principales plantes potagères ». Un espace de restauration et un lieu de coworking y seront également intégrés.

Jardin de pluie et Jardin de brume. Dans des jardins thématiques semés de bambous, de palmiers et d’autres plantes humides, un goutte-à-goutte et des brumisateurs créeront un espace de fraîcheur.

La Vigie. L’ancienne station de pompage des pépinières deviendra l’aire de jeux La Vigie. Elle comportera 4 toboggans tubulaires glissant du toit-terrasse, des balançoires, un mur d’escalade, des filets à grimper, des poutres et plans inclinés, des structures de bois sculpté…

Le belvédère. L’ancien ouvrage hydraulique traversant la partie nord du parc est requalifié en promenade belvédère servant d’axe de déplacement nord/sud complémentaire à la Via centrale et offrant des points de vue différents sur le parc. Sa grande largeur permettra de courir, faire du vélo, s’amuser grâce à des jeux tracés au sol : labyrinthe, marelle, jeux de dames géants, courses aux trésors, bornes d’écoute des eaux souterraines…

Un passage souterrain pour la traversée du boulevard Allende. Cette traversée se fera par un passage souterrain permettant une continuité facilitée et apaisée entre le nord et le sud et un confort d’usage supprimant totalement la barrière physique du boulevard. Ce passage reliera l’axe nord/sud aux modes actifs en toute sécurité par la création d’une piste cyclable bidirectionnelle. Pour des questions de sécurité, il restera néanmoins fermé le soir côté sud, aux heures de fermeture du jardin.

 

Au sud du parc : un archipel forestier et la promenade des berges.
Cette zone centrale sera composée de trois entités paysagères :
– la clairière d’iris d’eau, porte d’entrée de l’archipel forestier
– le jardin d’Asie, composé d’arbres et de plantes orientales comme l’oranger des Osages
– le jardin d’Amérique du nord, composé d’arbres et de plantes endémiques d’Amérique comme le noyer d’Amérique…
De grands bancs et des chaises longues seront installés tous les 10 mètres, de chaque côté de la promenade.
Des jardins vivriers seront implantés le long de la rue Tour-de-l’Evêque. Ouverts aux associations, ces jardins partagés seront ouverts à l’agriculture urbaine.
Un mail des Micocouliers, large voie piétonne bordée de micocouliers, invitera à la promenade et au repos sur les berges du Vistre de la Fontaine.
La plaine sportive sera végétalisée dans le prolongement de la trame de circulation arborée du bois des Noyers. De nombreuses activités et des équipements de loisirs ou de sport y seront dispersés, dont un terrain de foot à sept (demi-terrain) et deux terrains playground de basket.

Le mobilier, sobre, élégant et contemporain, à l’image de l’identité visuelle du parc, sera en bois brut avec des pieds en acier, renvoyant à l’univers de la friche et de la pépinière.

Le budget. Le montant total du projet avoisinera les 10 millions d’euros HT (hors coûts fonciers et réhabilitation des bâtiments du parc). Pour la partie nord : 7, 55 millions d’euros dont 2,2 millions d’euros pour la traversée du boulevard Allende (estimation conditionnée aux études techniques restant à réaliser). Pour la partie sud : 2,45 millions d’euros.

Le calendrier prévisionnel des opérations : 
– 2020 : finalisation de l’acquisition du terrain des anciennes pépinières Pichon
– Début des travaux fin 2021
– Livraison de la partie nord fin 2023
– Livraison de la partie sud en 2024-2025.

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