Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault « Un bilan 2018 globalement positif pour les services de l’Etat »

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HJE 2019, Daniel Croci

Après un bilan 2018 concis, les questions des journalistes présents aux voeux à la presse de Pierre Pouëssel ont été entièrement tournées vers l’actualité des « gilets jaunes ».

Les voeux sont toujours l’occasion de proposer un bilan. « Pour le département de l’Hérault, il est globalement positif », a estimé le préfet le lundi 28 janvier. Avec quelques indicateurs à l’appui.  Sécurité publique,  Sécurité routière, Emploi et développement économique, Logement social et hébergement d’urgence, et aménagement du territoire ont ainsi été abordés par le préfet.

Grand débat national et « gilets jaunes »

Depuis le 17 novembre, la crise des « gilets jaunes » ne cesse d’empirer. Et Pierre Pouëssel de préciser qu’elle « se traduit par des débordements violents depuis le 22 décembre, allant crescendo de samedi en samedi sur Montpellier (…) Cette situation tout a fait inacceptable est le fait de casseurs bien identifiés. Elle appelle de notre part une action proportionnée, dans le respect de l’Etat de droit », a asséné le préfet. Il espère que la situation va pouvoir s’apaiser sous le double effet des mesures de la loi d’Urgence économique et sociale (avec sa prime d’activité pour 5 millions de Français) et du grand débat national, dont une quarantaine de réunions citoyennes sont déjà enregistrées dans l’Hérault.

Le chômage partiel, un dispositif peu sollicité. « Ce mouvement a une incidence sur le plan économique. Nous avons été saisis avant Noël par une quarantaine d’établissements représentant 1 300 salariés – commerces, grandes et moyennes surfaces, entreprises de logistique – au titre de l’indemnisation du chômage partiel. A ce jour, ce dispositif n’est pratiquement pas utilisé » constate le préfet.

Une réunion en préfecture pour les commerces du centre-ville impactés. D’ici quelques jours, avec le président de la CCI de l’Hérault André Deljarry, une réunion avec le pôle administratif constitué dès le début des événements – avec la DDFIP, l’Urssaf, la Banque de France, la Direccte… – interlocuteur unique des entreprises en difficulté, sera organisée en préfecture pour aborder plus précisément le cas des commerces du centre-ville qui subissent les conséquences des manifestations.

« Fermer le centre-ville, je ne comprends pas la logique. » Pour Pierre Pouëssel, « Fermer le centre-ville lors des manifestations, s’agissant du commerce, cela veut dire que cela ne va pas aider à rétablir les chiffres d’affaires. Ce qu’il nous faut faire, c’est appeler au calme et à la raison. »

« On médiatise peu les blessés des forces de l’ordre. » Depuis le début des événements, dans l’Hérault, 28 fonctionnaires, 9 gendarmes ont été blessés… Les forces de l’ordre, dont le préfet a salué le sang-froid, sont soumises à « un caillassage infernal ». 20 personnes ont été écrouées, et la réponse pénale doit être à la mesure de la violence perpétrée par des groupuscules « anarchistes » parfaitement identifiés – entre 100 et 200 casseurs pour les regroupements les plus importants – a indiqué le préfet.


Au sommaire de cet article :

Un premier bilan sur la sécurité publique, 

Les chiffres de la Sécurité routière,

Les indicateurs pour l’emploi et le développement économique,

Le bilan des actions Logement social et hébergement d’urgence,

• L’aménagement du territoire

A lire dans votre espace abonné, 

Lire aussi nos articles Vœux d’ici 2019 : CCI Hérault, CMA Hérault, FFB34, Capeb34

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