Revitalisation urbaine : les régions au chevet des villes moyennes

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La ville d’Alès.

Deux régions, Occitanie et Hauts-de-France, annoncent leur intention de mutualiser leurs expériences concrètes de revitalisation urbaine. Celles-ci ne concernent pas seulement les préfectures concernées par le programme gouvernemental Action cœur de ville, mais également les bourgades plus petites, qui ont besoin d’ingénierie.

Lovée au bord d’une rivière capricieuse au pied des Cévennes, Alès (Gard, 40.000 habitants) ne présente a priori pas beaucoup de points communs avec Saint-Quentin (Aisne, 55.000 habitants), dans la plaine picarde. Les deux villes, également touchées par la dévitalisation économique et commerciale, bénéficient pourtant toutes les deux de l’attention de leurs présidents de région respectifs. Sans oublier celle de l’Etat. Annoncé fin 2017 par le Premier ministre, Edouard Philippe, le plan Action cœur de ville a permis de sortir de l’anonymat les villes moyennes atteintes par la fermeture des commerces, le départ des habitants et la paupérisation. Cinq milliards d’euros issus de différentes structures publiques doivent être répartis entre 222 municipalités pour répondre à des projets précis. Mais pour Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie, et Xavier Bertrand, son homologue (ex-LR) des Hauts-de-France, cela ne suffit pas. « Cela fait trente ou quarante ans qu’on a laissé filer les choses, mais il n’est pas trop tard », a estimé l’homme fort de la région nordiste, au cours d’une réunion publique à l’Assemblée nationale, le 10 avril. La dévitalisation urbaine, insiste son homologue du Sud, « produit de la pauvreté, de l’insécurité, un sentiment de déclassement ». Les deux régions n’ont pas attendu la concrétisation du plan du gouvernement pour financer, chacune de son côté, des programmes destinés aux centres-bourgs. Ces localités abritent quelques milliers d’habitants et ne sont pas visées par le dispositif Action cœur de ville, qui cible en priorité les préfectures et sous-préfectures de départements. En Occitanie, 650 communes ont répondu favorablement au dispositif Bourgs-centres qui ambitionne de revitaliser le commerce local, mais aussi l’habitat désaffecté ou le cadre de vie. Dans ces bourgades, « les trottoirs sont trop élevés par rapport à la chaussée, et cela gêne les personnes âgées, qui préfèrent les surfaces...

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