Pêche en Méditerranée : « un compromis qui préserve l’essentiel », selon François Commeinhes

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Après les votes du Conseil européen et du Parlement en janvier, la période de négociation finale, appelée trilogue, avec la Commission européenne, pour aboutir à un nouveau règlement de plan de gestion de la pêche en Méditerranée Ouest s'était ouverte. Le texte initial, proposé l’an passé par la Commission européenne, mettait en péril à terme la pêche de chaluts et des criées de la Méditerranée.

Selon François Commeinhes, maire de Sète : « Sur les trois axes majeurs nous concernant, la Méditerranée a réussi à se faire entendre. Toutefois, il faut avoir conscience que les professionnels seront encore lourdement mis à contribution  pour appliquer ce plan qui demande, une nouvelle fois, changements de pratiques et efforts drastiques, notamment sur les journées de pêches autorisées. Mais ce compromis préserve l’essentiel. »

Le Conseil des Ministres a adopté, le 15 février et le Parlement adoptera le 19 février, les dispositions suivantes :
• Sur la réduction de l’effort de pêche : moins 10% la première année, moins 30% maximum au total de la 2e à la 5e année (donc -40% maximum sur cinq ans).
• Sur la zone de fermeture : la contrainte des 100 mètres de profondeur est maintenue, mais combinée à une distance de 6 miles des côtes de l’isobathe. Cela signifie que pour le plateau continental,  soit la zone languedocienne, la contrainte des 100 m, qui se situe à 54 miles du port de Sète, ne s’appliquera pas.
• Sur la durée maximale de pêche journalière : alors que les premiers votes fixaient cette durée à 12h, le texte bientôt adopté étend cette durée de 15 h avec dérogations jusqu’à 18 h pour temps de trajets.

François Commeinhes commente : « Le projet initial, porté par la Commission européenne, de plan de gestion de la pêche méditerranéenne pour les chalutiers, acteurs économiques essentiels pour une ville portuaire telle que Sète, niait la réalité de nos chaluts. Même si le dispositif reste imparfait – notamment pour la fermeture spatio-temporelle pour protéger les juvéniles de merlu – et mérite une attention de tous les instants quant à son application,  le dialogue que nous avons pu nouer avec le ministère, les instances européennes et les professionnels a pu porter ses fruits, il s’agit là de réelles convergences entre les décisions de l’Union et les acteurs de terrain, telles que j’ai pu les appeler de mes vœux lors du grand débat à Souillac, et une vraie prise en compte de spécificités de la pêche en Méditerranée, via les décisions sur la zone de fermeture ou la durée maximale journalière. Je salue ici les efforts des professionnels de la pêche et serai toujours à leur côté, notamment pour les accompagner dans l’application de ce nouveau plan. »


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